duminică, 26 mai 2013

Scrisoare de la Ioana Bogdan[1]

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„Dragelor si dragilor, am primit de la un prieten, din Canada lui frantuzeasca,  un cantec al lui Johnny Holliday, din 1970, de care n-am auzit niciodata. E atat de romanesc…! 
Cred ca are la baza un cantec popular din Nord (Maramures, Oas!).
In textura orchestrala sunt folosite instrumente romanesti. 
Ce face naiul in introducere…doina sfasietoare. 
M-a impresionat, in masura in care m-a stupefiat. 
Cum o fi aparut cantecul asta?  
De ce n-am auzit de el niciodata? 
Sunt 43  de ani de cand se pare ca l-a cantat Johnny Holliday
Era la moda pe atunci  folclorul romanesc, mai ales in Franta.
Marile noastre ansambluri folclorice, fie-le tarana usoara, din Vrancea, Maramures, Oas, Bistrita, Teleornman, Craiova, Constanta, Suceava si Bucuresti rupsesera gura festivalurilor folclorice  din Europa si din alte lumi mai departate.  
Iia romaneasca se purta pe tot globul (miscarea flower-power). 
Vezi si Marie Laforet la Cerbul de aur…si alte vedete…
Maria Tanase luase prestigiosul premiu “Charles Cross” in Elvetia, cu un disc bilingv cu cantece populare romanesti.
In Olanda se declansase o adevarata nebunie, ca si in Elvetia: cluburi cu dansuri si cantece  în costume populare romanesti, cum sunt cele de dansuri latino la noi, acum. Cooperatia mestesugareasca inregistra castiguri enorme exportand costume populare: gagi, ilice, ii din borangic, traistute…
Pamantenii Nordului sau ai Alpilor alcatuiau ansambluri folclorice cu profil muzical-coregrafic, dupa model romanesc. 
Mi-aduc aminte ca am avut si eu in Albumul duminical o asemenea formatie din Elvetia. 
Se numea “Frunza verde” si  umbla in turneu prin lume cu un program de cantece si dansuri populare romanesti, fara niciun picior de roman in distributie. 
Ridicau salile in picioare pretutindeni. 
Si in Romania. La TVR au fost fantastici.
Ne-au luat graiul.  
Naiul nostru se invata la o scoala speciala, la Amsterdam.
Gheorghe Zamfir zapacise lumea intelectuala si cinematografica a Apusului. 
Chinezii cantau in limba romana de te cruceai…
Ce s-o fi-ntamplat cu noi intre timp? . . .”
           
         Ioana Bogdan

               Nota Autorului
            Muzica si textul acestui cantec apartin lui Philippe Labro, un scriitor, jurnalist, cineast, realizator de programe de Radio si textier francez, nascut la  Montouban (regiunea urbana Toulouse) pe 27 august  1936.  Intre 1970-1971, el colaboreaza cu Johnny Hallyday, caruia îi scrie mai multe cantece, pe care acesta le lanseaza pe 6 noiembrie 1970, in cel de-al 13-lea album al sau: „Vie”:  Jésus Christ; On me recherche ; Essayez; C'est écrit sur les murs; Poème sur la 7e; La fille aux cheveux clairs; „La chanson du Roumain (Cântecul Românului”), inedit pana in 1993. Deci, este Philippe Labro, cel care s-ar fi inspirat din Floclorul nostru Românesc!

Muzica (YouTube)

La chanson du Roumain (Cântecul Românului)
Johnny Hallyday (France) - 1970

„Quand j'étais enfant - Când eram copil
Je vivais très loin -Trăiam foarte departe
Au pays roumain - Într-o ţară română
Bleu et blanc - Albastră şi albă
Lorsque je rêvais  - Atunci când visam
Toujours je voyais  - Vedeam întotdeauna
Une fille aux yeux  - O fată cu ochii
Gris et bleus - Gri-albaştri
Mais la vie s'est chargée - Dar viaţa s-a apucat
De pulvériser - Să pulverizeze
Sous son corps brute - Sub loviturile ei grele
Mes rêves d'enfants - Visurile mele de copil.
J'ai perdu la lutte  - Am pierdut bătălia (lupta)
Jusqu'au point de chute  - Până la pragul căderii
Je me suis enfui - Am fugit atunci
Vers d'autres pays - Către alte ţări
J'ai pris des chemins - Am apucat-o pe drumuri
Interdits  - Interzise
Je suis le roumain - Eu sunt românul
Je viens de très loin - Am venit de foarte departe
J'ai cherché partout - Am cautat pretutindeni,
Comme un fou - Ca un nebun,
Mais la vie s'est chargée - Dar viata s-a apucat
De pulvériser - Să pulverizeze
Sous son corps brute  - Sub loviturile ei grele
Mes rêves d'enfants - Visurile din copilărie
J'ai perdu la lutte  - Am pierdut lupta
Jusqu'au point de chute  - Până în pragul prăbuşirii
Te voilà enfin  - Iată-te, în sfârşit,
Je te tends les mains - Îţi întind mâinile,
Mais il est trop tard - Dar e prea târziu,
Bien trop tard - Mult prea târziu...
Je t'ai tant cherché - Te-am căutat atâta,
Depuis mon enfance - Încă din copilărie
Mais mon heure de chance - Dar ceasul norocului meu (al şansei mele)
Est passée - A trecut...”

           

Thomas CSINTA
Redactor-Corespondent Franta (Paris)
Ziarul „Necenzurat”

__________________________________________
 [1] Din partea prietenului meu ZeZe, Senior Editor OADO Monitor si IPA Journal (via Ion Stelian)

miercuri, 9 ianuarie 2013

Enseignant-chercheur


Thomas CSINTA, Directeur d'Eudes
CUFR de Bucarest

Enseignant-chercheur

En France, un Enseignant-Chercheur (EC) est un enseignant qui partage son activité entre l'enseignement supérieur et la recherche scientifique et qui exerce cette activité au sein d'un établissement d'enseignement supérieur.
À l'exception des enseignant-chercheurs associés, il s'agit de fonctionnaires.
Bien qu'il existe plusieurs corps d'enseignant-chercheurs, l'expression désigne principalement les enseignant-chercheurs relevant du ministre chargé de l'enseignement supérieur et du décret statutaire n° 84-431 du 6 juin 1984 qui sont de loin les plus nombreux.
L'expression est également utilisée dans l'enseignement supérieur privé afin de désigner les enseignants titulaires d'un doctorat ou de l'habilitation à diriger des recherches.
L'expression « enseignant-chercheur » apparait en France pour la première fois dans un texte officiel au sein de la loi du 26 janvier 1984 sur l'enseignement supérieur dont les articles 55, 56 et 57 leurs sont consacrés et du décret 84-431.
Jusqu'alors, les textes législatifs (dont la loi n°68-978 du 12 novembre 1968 sur l'enseignement supérieur) et réglementaires parlaient simplement d'« enseignant », d'« enseignant de statut universitaire» ou d'« enseignant du supérieur » pour désigner les professeurs des universités, maîtres-assistants et assistants.
On trouve cependant dès les années 60 l'usage de ce mot composé dans des textes traitant de la question du personnel enseignant du supérieur.
Inconnue des autres langues, cette dénomination « administrative » spécifiquement française des enseignants universitaires peut s'expliquer par deux « exceptions » françaises, l'existence, à côté des 57500 enseignants-chercheurs titulaires, d'une part de 17000 chercheurs titulaires des EPST n'exerçant pas statutairement d'activité d'enseignement et l'existence d'autre part de près de 14000 enseignants du 2nd degré titulaires affectés dans l'enseignement supérieur n'exerçant pas statutairement d'activité de recherche.
Les « enseignants-chercheurs » titulaires ne représentent ainsi que 65% du personnel « académique » exerçant dans les établissement d'enseignement supérieur.
Selon l'article 3 du décret 84-431, qui découle de l'article 55 de la loi 84-52[8], les enseignants-chercheurs concourent à l'accomplissement des missions de service public de l'enseignement supérieur définies à l'article 4 de la loi 84-52:

I. La formation initiale et continue ;
Ils participent à l'élaboration, par leur recherche, et assurent la transmission des connaissances, par leur enseignement, au titre de la formation initiale et continue.
Ils assurent la direction, le conseil, le tutorat et l'orientation des étudiants et contribuent à leur insertion professionnelle.
Ils organisent leurs enseignements au sein d'équipes pédagogiques dans tous les cursus universitaires et en liaison avec les milieux professionnels.
Ils établissent à cet effet une coopération avec les entreprises publiques ou privées.
Ils concourent à la formation des maîtres et à la formation tout au long de la vie.
Ils participent aux jurys d'examen et de concours.

II. La recherche scientifique et technologique ainsi que la valorisation de ses résultats;
Ils ont également pour mission le développement, l'expertise et la coordination de la recherche fondamentale, appliquée, pédagogique ou technologique ainsi que la valorisation de ses résultats.
Ils participent au développement scientifique et technologique en liaison avec les grands organismes de recherche et avec les secteurs sociaux et économiques concernés.
Ils contribuent à la coopération entre la recherche universitaire, la recherche industrielle et l'ensemble des secteurs de production.

III. La diffusion de la culture et l'information scientifique et technique ;
Ils contribuent au dialogue entre sciences et sociétés, notamment par la diffusion de la culture et de l'information scientifique et technique.
Ils peuvent concourir à la conservation et l'enrichissement des collections et archives confiées aux établissements et peuvent être chargés d'activités documentaires.

Ils contribuent au sein de la communauté scientifique et culturelle internationale à la transmission des connaissances et à la formation à la recherche et par la recherche.
Ils contribuent également au progrès de la recherche internationale. Ils peuvent se voir confier des missions de coopération internationale.

V. La participation à la gouvernance des institutions universitaires ;
Ils concourent à la vie collective des établissements et participent aux conseils et instances prévus par le code de l'éducation et le code de la recherche ou par les statuts des établissements.
La loi 2007-1199 a ajouté deux missions à celles de l'enseignement supérieur :

VI. L'orientation et l'insertion professionnelle;

VII. La participation à la construction de l'Espace européen de l'enseignement supérieur et de la recherche.

Dans ce cadre, le décret du 23 avril 2009 a étendu le rôle des enseignants-chercheurs à compter du 1er septembre 2009.
Comme l'ensemble des fonctionnaires, les enseignant-chercheurs sont soumis à la durée légale du travail de 1 607 heures par an.
Toutefois, seuls les services en présence d'étudiants sont précisément quantifiés à l'article 7 de leur décret statutaire.
Ils doivent assurer annuellement 128 heures de cours, ou 192 heures de travaux dirigés, ou 288 heures de travaux pratiques ou toute autre combinaison équivalente.
Les professeurs des universités ont vocation prioritaire à assurer leur service d'enseignement sous forme de cours. Ils ont en outre, la responsabilité principale de la direction des centres de recherche.
La répartition des services d'enseignement des professeurs des universités et des maîtres de conférences est arrêtée chaque année par le chef d'établissement sur proposition du conseil de l'unité de formation et de recherche à laquelle appartient l'enseignant-chercheur.
La réforme de 2009 prévoit la modulation de service sans contre partie financière : autrement dit l'enseignant-chercheur peut se voir attribuer un service d'une durée supérieure à la durée de référence de 192h sans recevoir d'heures supplémentaires.
Cette réforme tend à pallier le manque criant d'enseignants-chercheurs accentué par le non remplacement d'un fonctionnaire sur 2 partant en retraite.
Cette réforme tend aussi à accentuer la tendance à la secondarisation de certains établissements dans lesquels les EC se verront tous attribuer un double service d'enseignement.
Indépendance
Les enseignants-chercheurs sont des fonctionnaires jouissant de libertés particulières.
En effet, l'article L. 952-2 du code de l'éducation dispose que : « Les enseignants-chercheurs, les enseignants et les chercheurs jouissent d'une pleine indépendance et d'une entière liberté d'expression dans l'exercice de leurs fonctions d'enseignement et de leurs activités de recherche, sous les réserves que leur imposent, conformément aux traditions universitaires et aux dispositions du présent code, les principes de tolérance et d'objectivité. »
Le Conseil constitutionnel a affirmé l'indépendance des professeurs des universités comme étant un principe fondamental reconnu par les lois de la République qui impose que ceux-ci bénéficient d'une représentation propre et authentique dans les différents conseils de la communauté universitaire.
Les enseignant-chercheurs ne sont pas soumis à l'autorité d'un chef de service ni à un régime d'inspection, ils sont cependant, selon les articles 27 et 33 de la loi 84-52, sous l'autorité du président d'université, et, le cas échéant, sous l'autorité du directeur d'école ou d'institut interne.
Leur recrutement, leur évaluation et leur promotion ne dépendent que de leurs pairs siégeant dans les instances représentatives de leurs corps, en particulier le Conseil national des universités.
Il est spécifié dans le décret statutaire, art. 8, que chaque enseignant-chercheur doit établir au moins tous les quatre ans, et à chaque demande de promotion, un rapport d'activité portant sur tous les aspects de ses missions.
Ce rapport sert de base à l'évaluation individuelle.
Le résultat de cette évaluation peut être utilisé par les établissements pour l'attribution des primes, des promotions ou encore la modulation de service.

I. Les différents corps d'enseignant-chercheurs (EC)

Le terme fait en général référence aux maîtres de conférences et aux professeurs des universités. Ces enseignants-chercheurs titulaires sont répartis en différents corps.
Corps assimilés aux professeurs des universités
Corps assimilés aux maîtres de conférences
Décret statutaire
D. no 84-431 du 6 juin 1984
Professeur de l'École des arts et manufactures
-
D. no 50-1370 du 2 novembre 1950
-
D. no  53-566 du 15 juin 1953
D. no 84-135 du 24 février 1984
Astronomes et physiciens
Astronomes adjoints et physiciens adjoints
Directeurs d'études de l'EHESS
Maîtres de conférences de l'EHESS
Directeurs d'études de l'EPHE, de l'École des chartes et de l'École française d'extrême-orient
Maîtres de conférences de l'EPHE, de l'École des chartes et de l'École française d'extrême-orient
Professeurs des universités-praticiens hospitaliers des centres
de soins, d'enseignement et de recherche dentaires
Maîtres de conférences-praticiens hospitaliers des centres
de soins, d'enseignement et de recherche dentaires
Maîtres de conférences du Muséum national d'histoire naturelle
Professeurs des universités de médecine générale
Maîtres de conférences des universités de médecine générale

Par ailleurs, les doctorants qui sont moniteurs ont également cette double activité, ainsi que les attaché temporaire d'enseignement et de recherche, mais sont contractuels et ne peuvent être titularisés dans leur poste.
Enfin, le statut d'enseignant-chercheur associé permet à des personnes exerçant dans le secteur privé, et en particulier des chercheurs, d'avoir pendant quelques années une activité d'enseignant dans le supérieur.
D'autres chercheurs (chercheurs titulaires, chercheurs post-doctoraux ou doctorants n'étant ni ATER ni moniteurs) peuvent exercer également une activité d'enseignant dans le supérieur, et ce à titre de vacataire.

II. Rémunération, carrière et primes

La rémunération mensuelle d'un enseignant-chercheur français titulaire dépendant du ministère de l'enseignement supérieur est composée d'un traitement de base auquel s'ajoutent diverses indemnités.
Le traitement d'enseignant-chercheur évolue au cours de sa carrière par le jeu du passage d'une classe à une autre, chaque classe comprenant des échelons. Le passage d'une classe à l'autre a lieu au choix.
En revanche, l'avancement d'échelon se fait automatiquement, à l'ancienneté sauf pour la classe exceptionnelle des professeurs.
Des bonifications d'ancienneté peuvent être accordées aux maîtres de conférences qui s'engagent dans une démarche de mobilité.
Le corps des maîtres de conférences comprend une classe normale et une hors classe.
Le corps des professeurs des universités comprend une 2e classe, une première classe et une classe exceptionnelle.
Les enseignants-chercheurs peuvent aussi percevoir des rémunérations pour des enseignements complémentaires dispensés en plus de leurs obligations statutaires de services. 10 % de la rémunérations des enseignants-chercheurs est de nature indemnitaire (primes + heures complémentaires).
Il existe quatre primes pour les enseignants-chercheurs dépendant du ministère de l'enseignement supérieur:
- la prime de recherche et d'enseignement supérieur,  attribuée à tous les enseignants-chercheurs en activité dans un établissement d'enseignement supérieur. Montant : 1 209,48 € pour l'année universitaire 2006-2007.
- la prime d'encadrement doctoral et de recherche, accordée sur décision ministérielle, après avis d'une commission nationale composée de représentants des enseignants chercheurs, désignés pour moitié sur proposition des organisations syndicales représentatives.
Celle-ci peut faire appel à des rapporteurs extérieurs.
Pour pouvoir bénéficier de cette prime, les personnels concernés doivent souscrire l'engagement d'effectuer au sein de leur établissement ou dans le cadre d'une mission à caractère interuniversitaire, en plus de leurs obligations statutaires, une activité spécifique en matière de formation à la recherche et par la recherche pendant quatre années universitaires.
Montant annuel en 2006-2007 : 3 454,49 € pour un maître de conférences, 4 990,26 € pour un professeur des universités de deuxième classe, 6 525,86 € pour un professeur des universités de première classe ou de classe exceptionnelle.
Elle concerne 10000 bénéficiaires.
- la prime de charges administratives ou d'administration, si l'enseignant-chercheur exerce des fonctions administratives au sein de l'établissement (par exemple: président, directeur, directeur scientifique, conseiller). Montant variable selon la nature des fonctions exercées.
Elle concerne 4000 bénéficiaires
- la prime de responsabilités pédagogiques, si l'enseignant-chercheur exerce des fonctions pédagogiques spécifiques autres que d'enseignement en présence d'étudiants.
Montant variable selon la nature des fonctions exercées (de 456 € à 3 530 €).
Elle concerne 11 000 bénéficiaires.
Les personnels des établissements publics d'enseignement supérieur et de recherche dépendant du ministère de l'éducation nationale peuvent également recevoir une rémunération pour services rendus lors de leur participation à des opérations de recherche scientifique prévues dans des contrats ou conventions.
D'après le rapport Durry, la carrière des enseignants-chercheurs s'est nettement ralentie à partir de la fin des années 70
Ainsi en 1966-67, un maître de conférences en droit et sciences économiques (correspondant à l'échelle indiciaire actuelle de professeurs des universités de 2e classe) devenait professeur titulaire (correspondant à l'échelle indiciaire actuelle de professeurs des universités de 1re classe) en 3,7 années alors que dix ans plus tard la durée est passée à 8,2 années.
Le même constat est fait dans le rapport Schwartz : en 1966, deux tiers des maîtres de conférences de l'époque (correspondant à l'échelle indiciaire actuelle de professeurs des universités de 2e classe) devenaient professeurs titulaires (correspondant à l'échelle indiciaire actuelle de professeurs des universités de 1re classe) au bout de 5 ans, en 1976 c'était le cas pour uniquement 10% d'entre eux.

REMARQUE

L'université associe étroitement enseignement supérieur et recherche pour renouveler, grâce à la recherche, l'enseignement dispensé. D'où la double qualité des enseignants chercheurs appelés à enseigner, guider et conseiller les étudiants et à mener des travaux de recherche.

Donc, l'enseignant chercheur : 


· assure dans sa discipline un service d'enseignement et de recherche dans un établissement d'enseignement supérieur : université, institut supérieur, grande école …
· transmet des connaissances dans le cadre d'un programme d'enseignement dont il assure la préparation.
· oriente les étudiants, les conseille et les encadre dans leur travail. Une part importante de son activité est consacrée aux travaux de recherche et de publication ainsi qu'au développement de la recherche fondamentale et appliquée.
· contribue à la coopération entre recherche universitaire et recherche industrielle · participe à la création et à la diffusion du savoir, répondant aux objectifs et missions de l'enseignement supérieur.
· participe fréquemment à des jurys d'examens et de concours.
· peut assurer la direction d'une Unité de Formation et de Recherche (UFR).

Maîtres de conférences (ou professeurs des universités) :

Ils assurent d'une part tout ce qui tient à l'enseignement (orientation, cours). La charge horaire en matière de cours est de 128 h de cours ou 192h de TD ou 288 heures de TP.

Ils effectuent un travail de recherche, au choix appliquée ou fondamentale, théorique ou expérimentale. Ils peuvent s'intéresser à la valorisation et peuvent se voir confier des tâches de collaboration avec l'industrie.
Le total (enseignement + recherche + à cotés administratifs) doit remplir un temps de service plein.
Ils ne peuvent être mutés que sur leur demande.
Ils habitent proche d'où ils travaillent, sauf dérogation.

Les deux attributions principales des professeurs des universités sont (dans cet ordre ) :

• l'enseignement direct sous forme de cours
• la direction des centres de recherche

Diverses charges administratives permettent la suppression de ce quota d'enseignement (président ou vice-président d'un des trois conseils ou directeur d'un établissement d'enseignement supérieur).
En cas de délégation d'un enseignant-chercheur auprès d'un organisme public ou privé, l'organisme en question doit financer les obligations que l'enseignant chercheur ne remplit plus du fait de sa délégation.
Les enseignants-chercheurs peuvent demander 6 mois ou 1 an sans cours pour recherche ou reconversion thématique, à condition d'avoir rempli pleinement les obligations d'enseignement et de recherche pendant 6 ans.
Pendant 1 an, les maîtres de conférence sont dits stagiaires, et ne sont donc pas encore définitivement pris.
Prime de recherche + d'enseignement supérieur + salaire = salaire de 1676,94 euros net par mois pour un maître de conférences après 2 ans d'ancienneté. Le salaire net en fin de carrière dépasse les 3049 euros par mois pour un professeur.

Chargé de recherches CNRS : 


Il travaille 39h par semaine.
Ces heures sont consacrées à la recherche.
Il peut faire du consulting, s' il obtient les autorisations requises.
Il est évalué périodiquement par des spécialistes du domaine.
Les 18 premiers mois (pour les chercheurs) sont une durée probatoire (12 pour les autres professions) .
Salaire net débutant CR2: près de 1829,39 euros.
Fin de carrière CR2: environ 2286,74 euros.

Cursus

- Licence : Bac + 3 ans
- Master: Bac + 5 ans (Licence + 2 ans)
- Doctorat: Bac + 8 ans (Master + 2 ans, Licence + 5ans)
Thèse
· faire un travail de qualité
· respecter les échéances (3 ans maximum)
· présenter ses résultats dans des congrès
· publier dans des revues de niveau international
· poursuivre sa formation dans le cadre de l'école doctorale
· participer à des doctoriales
· si possible, s'initier à l 'enseignement en étant moniteur.

Après le doctorat : vous présentez le concours de maître de conférences. Ultérieurement, après avoir été habilité à diriger des recherches, vous pourrez présenter le concours de professeur des universités. Ces concours prennent en compte l'expérience et les travaux de recherche du candidat.

Devenir enseignant chercheur:
· il faut d'abord s'inscrire sur la liste nationale de qualification. Le dépôt du dossier a lieu vers fin janvier : il contient un CV, une description des activités dans l'enseignement, la recherche et l'administration + 3 exemples de travaux (la thèse est indispensable !).

· un examen par la section du Comité National des Universités (CNU) a lieu au printemps.
· les concours sont ouverts dans les universités, instituts ou grandes écoles en fonction du ou des postes à pourvoir.Les postes ouverts au concours et les modalités de candidature sont publiés au Journal Officiel (JO).

· 4 types de concours sont proposés :

1) Le premier ouvert aux titulaires de l'habilitation à diriger des recherches ou d'un diplôme étranger équivalent.
2) Le deuxième réservé aux maîtres de conférences titulaires de l'habilitation, qui ont accompli cinq années de service dans l'enseignement supérieur et sont affectes dans un établissement autre que celui où est ouvert l'emploi ou ont effectué une mobilité de deux ans hors de leur établissement d'origine.
3) Le troisième ouvert aux candidats qui justifient de 7 ans d'activité professionnelle autre que d'enseignement ou de recherche, aux enseignants associés à temps plein et aux membres de l'Institut Universitaire de France.
4) Le quatrième concours est ouvert aux maîtres de conférences titulaires de l'habilitation, qui ont accompli dix ans de services dans l'enseignement supérieur. Ce concours ne suppose pas une inscription préalable sur la liste de qualification aux fonctions de professeur des universités, le Conseil National des Universités formulant un avis, a posteriori, sur le candidat retenu par l'établissement.

· il faut ensuite prendre contact par téléphone après s'être renseigné sur l'établissement et l'équipe d'accueil.
· ensuite, il faut déposer à nouveau son dossier, en l'ayant réactualisé par rapport à celui de candidature sur la liste de qualification, en faisant ressortir l'intégration dans l'équipe pédagogique et de recherche. Les lettres de recommandations sont indispensables et à ce stade, une visite et une conférence devant les personnes de l'établissement peuvent être envisagées.
· la sélection est faite par la Commission des Spécialistes de l'Etablissement (CSE).
· l'audition a lieu 8 à 15 jours plus tard et doit durer 10 à 15 minutes. Il faut présenter son expérience (recherche et enseignement) et les possibilités d'intégration dans l'équipe de recherche.
· Le classement des candidats est effectué par le CSE.
· Vous êtes stagiaire pendant 2 ans avant d'être titularisé. Ce stage peut être réduit à un an si vous avez déjà suivi une formation pédagogique en tant que moniteur, attaché temporaire d'enseignement et de recherche ou enseignant du second degré.
· La rémunération brute annuelle moyenne d'un enseignant chercheur ayant 2 années d'expériences se situe autour de 34 453,48 euros (ce montant prend en compte le salaire et la prime de recherche et d'enseignement supérieur).