Thomas CSINTA, Directeur d'Eudes
CUFR de Bucarest
Enseignant-chercheur
En France, un Enseignant-Chercheur (EC) est un
enseignant qui partage son activité entre l'enseignement
supérieur et la recherche
scientifique et qui exerce cette activité au sein d'un établissement d'enseignement
supérieur.
Bien qu'il existe plusieurs corps d'enseignant-chercheurs,
l'expression désigne principalement les enseignant-chercheurs relevant du
ministre chargé de l'enseignement supérieur et du décret statutaire n° 84-431 du 6 juin 1984 qui sont de loin les
plus nombreux.
L'expression « enseignant-chercheur »
apparait en France pour la première fois dans un texte officiel au sein de la
loi du 26 janvier 1984 sur l'enseignement supérieur dont les articles 55, 56 et
57 leurs sont consacrés et du décret 84-431.
Jusqu'alors, les textes législatifs
(dont la loi n°68-978 du 12 novembre 1968 sur l'enseignement supérieur) et
réglementaires parlaient simplement d'« enseignant »,
d'« enseignant de statut universitaire» ou d'« enseignant du
supérieur » pour désigner les professeurs des universités, maîtres-assistants
et assistants.
On trouve cependant dès les
années 60 l'usage de ce mot composé dans des textes traitant de la question du
personnel enseignant du supérieur.
Inconnue des autres langues,
cette dénomination « administrative » spécifiquement française des
enseignants universitaires peut s'expliquer par deux « exceptions »
françaises, l'existence, à côté des 57500 enseignants-chercheurs titulaires,
d'une part de 17000 chercheurs titulaires des EPST n'exerçant pas
statutairement d'activité d'enseignement et l'existence d'autre part de près de
14000 enseignants du 2nd degré titulaires affectés dans
l'enseignement supérieur n'exerçant pas statutairement d'activité de
recherche.
Les
« enseignants-chercheurs » titulaires ne représentent ainsi que 65%
du personnel « académique » exerçant dans les établissement
d'enseignement supérieur.
Selon l'article 3 du décret
84-431, qui découle de l'article 55 de la loi 84-52[8], les enseignants-chercheurs concourent à
l'accomplissement des missions de service public de l'enseignement supérieur
définies à l'article 4 de la loi 84-52:
I. La formation initiale et continue ;
Ils établissent à cet effet une
coopération avec les entreprises publiques ou privées.
II. La recherche scientifique et technologique ainsi que
la valorisation de ses résultats;
Ils contribuent au dialogue entre
sciences et sociétés, notamment par la diffusion de la culture et de
l'information scientifique et technique.
Ils peuvent concourir à la
conservation et l'enrichissement des collections et archives confiées aux
établissements et peuvent être chargés d'activités documentaires.
Ils contribuent au sein de la
communauté scientifique et culturelle internationale à la transmission des
connaissances et à la formation à la recherche et par la recherche.
Ils contribuent également au
progrès de la recherche internationale. Ils peuvent se voir confier des
missions de coopération internationale.
V. La participation à la gouvernance des institutions
universitaires ;
Ils concourent à la vie
collective des établissements et participent aux conseils et instances prévus
par le code de l'éducation et le code de la recherche ou par les statuts des
établissements.
La loi 2007-1199 a ajouté deux missions à celles
de l'enseignement supérieur :
Dans ce cadre, le décret du 23
avril 2009 a étendu le rôle des enseignants-chercheurs à compter du 1er septembre 2009.
Comme l'ensemble des
fonctionnaires, les enseignant-chercheurs sont soumis à la durée légale du
travail de 1 607 heures par an.
Toutefois, seuls les services en
présence d'étudiants sont précisément quantifiés à l'article 7 de leur décret
statutaire.
Ils doivent assurer annuellement
128 heures de cours, ou 192 heures de travaux dirigés, ou 288 heures de travaux
pratiques ou toute autre combinaison équivalente.
Les professeurs des universités
ont vocation prioritaire à assurer leur service d'enseignement sous forme de
cours. Ils ont en outre, la responsabilité principale de la direction des
centres de recherche.
La répartition des services
d'enseignement des professeurs des universités et des maîtres de conférences
est arrêtée chaque année par le chef d'établissement sur proposition du conseil
de l'unité de formation et de recherche à laquelle appartient
l'enseignant-chercheur.
La réforme de 2009 prévoit la
modulation de service sans contre partie financière : autrement dit
l'enseignant-chercheur peut se voir attribuer un service d'une durée supérieure
à la durée de référence de 192h sans recevoir d'heures supplémentaires.
Cette réforme tend à pallier le
manque criant d'enseignants-chercheurs accentué par le non remplacement d'un
fonctionnaire sur 2 partant en retraite.
Cette réforme tend aussi à
accentuer la tendance à la secondarisation de certains établissements dans
lesquels les EC se verront tous attribuer un double service d'enseignement.
Indépendance
Les enseignants-chercheurs sont
des fonctionnaires jouissant de libertés particulières.
En effet, l'article L. 952-2 du
code de l'éducation dispose que : « Les enseignants-chercheurs, les
enseignants et les chercheurs jouissent d'une pleine indépendance et d'une
entière liberté d'expression dans l'exercice de leurs fonctions d'enseignement
et de leurs activités de recherche, sous les réserves que leur imposent,
conformément aux traditions universitaires et aux dispositions du présent code,
les principes de tolérance et d'objectivité. »
Les enseignant-chercheurs ne sont
pas soumis à l'autorité d'un chef de service ni à un régime d'inspection, ils
sont cependant, selon les articles 27 et 33 de la loi 84-52, sous l'autorité du
président d'université, et, le cas échéant, sous l'autorité du directeur
d'école ou d'institut interne.
Leur recrutement, leur évaluation
et leur promotion ne dépendent que de leurs pairs siégeant dans les instances
représentatives de leurs corps, en particulier le Conseil national
des universités.
Il est spécifié dans le décret
statutaire, art. 8, que chaque enseignant-chercheur doit établir au moins tous
les quatre ans, et à chaque demande de promotion, un rapport d'activité portant
sur tous les aspects de ses missions.
Ce rapport sert de base à
l'évaluation individuelle.
Le résultat de cette évaluation
peut être utilisé par les établissements pour l'attribution des primes, des
promotions ou encore la modulation de service.
I. Les différents corps
d'enseignant-chercheurs (EC)
Corps assimilés aux professeurs
des universités
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Corps assimilés aux maîtres de
conférences
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Décret statutaire
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D. no 84-431 du 6 juin 1984
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Professeur de l'École des arts
et manufactures
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D. no 50-1370 du 2 novembre 1950
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-
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D. no 53-566 du 15 juin 1953
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D. no 84-135 du 24 février 1984
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Astronomes et physiciens
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Astronomes adjoints et
physiciens adjoints
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Directeurs d'études de l'EHESS
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Maîtres de conférences de
l'EHESS
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Maîtres de conférences de
l'EPHE, de l'École des chartes et de l'École française d'extrême-orient
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Professeurs des
universités-praticiens hospitaliers des centres
de soins, d'enseignement et de recherche dentaires
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Maîtres de
conférences-praticiens hospitaliers des centres
de soins, d'enseignement et de recherche dentaires
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Maîtres de conférences du Muséum
national d'histoire naturelle
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Professeurs des universités de
médecine générale
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Maîtres de conférences des
universités de médecine générale
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Enfin, le statut d'enseignant-chercheur
associé permet à des personnes exerçant dans le secteur privé, et en particulier
des chercheurs, d'avoir pendant quelques années une activité d'enseignant dans
le supérieur.
II. Rémunération, carrière et primes
La rémunération mensuelle d'un
enseignant-chercheur français titulaire dépendant du ministère de
l'enseignement supérieur est composée d'un traitement de base auquel s'ajoutent diverses
indemnités.
Le traitement
d'enseignant-chercheur évolue au cours de sa carrière par le jeu du passage
d'une classe à une autre, chaque classe comprenant des échelons. Le passage
d'une classe à l'autre a lieu au choix.
En revanche, l'avancement
d'échelon se fait automatiquement, à l'ancienneté sauf pour la classe
exceptionnelle des professeurs.
Des bonifications d'ancienneté
peuvent être accordées aux maîtres de conférences qui s'engagent dans une
démarche de mobilité.
Le corps des maîtres de
conférences comprend une classe normale et une hors classe.
Le corps des professeurs des
universités comprend une 2e classe, une première classe et une classe
exceptionnelle.
Les enseignants-chercheurs
peuvent aussi percevoir des rémunérations pour des enseignements
complémentaires dispensés en plus de leurs obligations statutaires de services.
10 % de la rémunérations des enseignants-chercheurs est de nature
indemnitaire (primes + heures complémentaires).
Il existe quatre primes pour les
enseignants-chercheurs dépendant du ministère de l'enseignement supérieur:
- la prime de recherche et
d'enseignement supérieur, attribuée à
tous les enseignants-chercheurs en activité dans un établissement
d'enseignement supérieur. Montant : 1 209,48 € pour l'année universitaire
2006-2007.
- la prime d'encadrement doctoral
et de recherche, accordée sur décision
ministérielle, après avis d'une commission nationale composée de représentants
des enseignants chercheurs, désignés pour moitié sur proposition des
organisations syndicales représentatives.
Celle-ci peut faire appel à des
rapporteurs extérieurs.
Pour pouvoir bénéficier de cette
prime, les personnels concernés doivent souscrire l'engagement d'effectuer au
sein de leur établissement ou dans le cadre d'une mission à caractère
interuniversitaire, en plus de leurs obligations statutaires, une activité
spécifique en matière de formation à la recherche et par la recherche pendant
quatre années universitaires.
Montant annuel en 2006-2007 : 3 454,49 € pour un
maître de conférences, 4 990,26 € pour un professeur des universités de
deuxième classe, 6 525,86 € pour un professeur des universités de première
classe ou de classe exceptionnelle.
Elle concerne 10000
bénéficiaires.
- la prime de charges
administratives ou d'administration, si l'enseignant-chercheur exerce des
fonctions administratives au sein de l'établissement (par exemple: président,
directeur, directeur scientifique, conseiller). Montant variable selon la
nature des fonctions exercées.
Elle concerne 4000 bénéficiaires
- la prime de responsabilités
pédagogiques, si
l'enseignant-chercheur exerce des fonctions pédagogiques spécifiques autres que
d'enseignement en présence d'étudiants.
Montant variable selon la nature
des fonctions exercées (de 456 € à 3 530 €).
Elle concerne 11 000
bénéficiaires.
Les personnels des établissements
publics d'enseignement supérieur et de recherche dépendant du ministère de
l'éducation nationale peuvent également recevoir une rémunération pour services
rendus lors de leur participation à des opérations de recherche scientifique
prévues dans des contrats ou conventions.
D'après le rapport Durry, la
carrière des enseignants-chercheurs s'est nettement ralentie à partir de la fin
des années 70
Ainsi en 1966-67, un maître de
conférences en droit et sciences économiques (correspondant à l'échelle
indiciaire actuelle de professeurs des universités de 2e classe) devenait professeur
titulaire (correspondant à l'échelle indiciaire actuelle de professeurs des
universités de 1re classe) en 3,7 années alors que dix ans plus tard la durée
est passée à 8,2 années.
Le même constat est fait dans le
rapport Schwartz : en 1966, deux tiers des maîtres de conférences de
l'époque (correspondant à l'échelle indiciaire actuelle de professeurs des
universités de 2e classe) devenaient professeurs titulaires (correspondant à
l'échelle indiciaire actuelle de professeurs des universités de 1re classe) au
bout de 5 ans, en 1976 c'était le cas pour uniquement 10% d'entre eux.
REMARQUE
L'université associe étroitement enseignement supérieur et recherche pour renouveler, grâce à la recherche, l'enseignement dispensé. D'où la double qualité des enseignants chercheurs appelés à enseigner, guider et conseiller les étudiants et à mener des travaux de recherche.
Donc, l'enseignant chercheur :
· assure dans sa discipline un service d'enseignement et de recherche dans un établissement d'enseignement supérieur : université, institut supérieur, grande école … · transmet des connaissances dans le cadre d'un programme d'enseignement dont il assure la préparation. · oriente les étudiants, les conseille et les encadre dans leur travail. Une part importante de son activité est consacrée aux travaux de recherche et de publication ainsi qu'au développement de la recherche fondamentale et appliquée. · contribue à la coopération entre recherche universitaire et recherche industrielle · participe à la création et à la diffusion du savoir, répondant aux objectifs et missions de l'enseignement supérieur. · participe fréquemment à des jurys d'examens et de concours. · peut assurer la direction d'une Unité de Formation et de Recherche (UFR).
Maîtres de conférences (ou professeurs des universités) :
Ils assurent d'une part tout ce qui tient à l'enseignement (orientation, cours). La charge horaire en matière de cours est de 128 h de cours ou 192h de TD ou 288 heures de TP.
Ils effectuent un travail de recherche, au choix appliquée ou fondamentale, théorique ou expérimentale. Ils peuvent s'intéresser à la valorisation et peuvent se voir confier des tâches de collaboration avec l'industrie. Le total (enseignement + recherche + à cotés administratifs) doit remplir un temps de service plein. Ils ne peuvent être mutés que sur leur demande. Ils habitent proche d'où ils travaillent, sauf dérogation.
Les deux attributions principales des professeurs des universités sont (dans cet ordre ) :
• l'enseignement direct sous forme de cours • la direction des centres de recherche
Diverses charges administratives permettent la suppression de ce quota d'enseignement (président ou vice-président d'un des trois conseils ou directeur d'un établissement d'enseignement supérieur). En cas de délégation d'un enseignant-chercheur auprès d'un organisme public ou privé, l'organisme en question doit financer les obligations que l'enseignant chercheur ne remplit plus du fait de sa délégation. Les enseignants-chercheurs peuvent demander 6 mois ou 1 an sans cours pour recherche ou reconversion thématique, à condition d'avoir rempli pleinement les obligations d'enseignement et de recherche pendant 6 ans. Pendant 1 an, les maîtres de conférence sont dits stagiaires, et ne sont donc pas encore définitivement pris. Prime de recherche + d'enseignement supérieur + salaire = salaire de 1676,94 euros net par mois pour un maître de conférences après 2 ans d'ancienneté. Le salaire net en fin de carrière dépasse les 3049 euros par mois pour un professeur.
Chargé de recherches CNRS :
Il travaille 39h par semaine. Ces heures sont consacrées à la recherche. Il peut faire du consulting, s' il obtient les autorisations requises. Il est évalué périodiquement par des spécialistes du domaine. Les 18 premiers mois (pour les chercheurs) sont une durée probatoire (12 pour les autres professions) . Salaire net débutant CR2: près de 1829,39 euros. Fin de carrière CR2: environ 2286,74 euros.
Cursus
- Licence : Bac + 3 ans - Master: Bac + 5 ans (Licence + 2 ans) - Doctorat: Bac + 8 ans (Master + 2 ans, Licence + 5ans) Thèse · faire un travail de qualité · respecter les échéances (3 ans maximum) · présenter ses résultats dans des congrès · publier dans des revues de niveau international · poursuivre sa formation dans le cadre de l'école doctorale · participer à des doctoriales · si possible, s'initier à l 'enseignement en étant moniteur.
Après le doctorat : vous présentez le concours de maître de conférences. Ultérieurement, après avoir été habilité à diriger des recherches, vous pourrez présenter le concours de professeur des universités. Ces concours prennent en compte l'expérience et les travaux de recherche du candidat.
Devenir enseignant chercheur: · il faut d'abord s'inscrire sur la liste nationale de qualification. Le dépôt du dossier a lieu vers fin janvier : il contient un CV, une description des activités dans l'enseignement, la recherche et l'administration + 3 exemples de travaux (la thèse est indispensable !).
· un examen par la section du Comité National des Universités (CNU) a lieu au printemps. · les concours sont ouverts dans les universités, instituts ou grandes écoles en fonction du ou des postes à pourvoir.Les postes ouverts au concours et les modalités de candidature sont publiés au Journal Officiel (JO).
· 4 types de concours sont proposés :
1) Le premier ouvert aux titulaires de l'habilitation à diriger des recherches ou d'un diplôme étranger équivalent. 2) Le deuxième réservé aux maîtres de conférences titulaires de l'habilitation, qui ont accompli cinq années de service dans l'enseignement supérieur et sont affectes dans un établissement autre que celui où est ouvert l'emploi ou ont effectué une mobilité de deux ans hors de leur établissement d'origine. 3) Le troisième ouvert aux candidats qui justifient de 7 ans d'activité professionnelle autre que d'enseignement ou de recherche, aux enseignants associés à temps plein et aux membres de l'Institut Universitaire de France. 4) Le quatrième concours est ouvert aux maîtres de conférences titulaires de l'habilitation, qui ont accompli dix ans de services dans l'enseignement supérieur. Ce concours ne suppose pas une inscription préalable sur la liste de qualification aux fonctions de professeur des universités, le Conseil National des Universités formulant un avis, a posteriori, sur le candidat retenu par l'établissement.
· il faut ensuite prendre contact par téléphone après s'être renseigné sur l'établissement et l'équipe d'accueil. · ensuite, il faut déposer à nouveau son dossier, en l'ayant réactualisé par rapport à celui de candidature sur la liste de qualification, en faisant ressortir l'intégration dans l'équipe pédagogique et de recherche. Les lettres de recommandations sont indispensables et à ce stade, une visite et une conférence devant les personnes de l'établissement peuvent être envisagées. · la sélection est faite par la Commission des Spécialistes de l'Etablissement (CSE). · l'audition a lieu 8 à 15 jours plus tard et doit durer 10 à 15 minutes. Il faut présenter son expérience (recherche et enseignement) et les possibilités d'intégration dans l'équipe de recherche. · Le classement des candidats est effectué par le CSE. · Vous êtes stagiaire pendant 2 ans avant d'être titularisé. Ce stage peut être réduit à un an si vous avez déjà suivi une formation pédagogique en tant que moniteur, attaché temporaire d'enseignement et de recherche ou enseignant du second degré. · La rémunération brute annuelle moyenne d'un enseignant chercheur ayant 2 années d'expériences se situe autour de 34 453,48 euros (ce montant prend en compte le salaire et la prime de recherche et d'enseignement supérieur).
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